Sports de pleine nature & pastoralisme : comment cohabiter ?

Bernard DUPONT, Président du Centre Nelson Paillou, Laure LABORDE, conseillère départementale et déléguée aux activités de pleine nature et tourisme ainsi que les comités sportifs de pleine nature des Pyrénées-Atlantiques, la FFRandonnée, la FFCAM, la FFSpéléologie, la FFME, la FFCK et le CDOS 64 vous convient à participer à une conférence sur le thème « Sports de pleine nature & pastoralisme : comment cohabiter?» le :

Mardi 25 AVRIL 2023 à 18h30 au Centre Nelson Paillou à Pau

Les comités départementaux sport de nature invitent à se questionner sur le partage des espaces montagnards entre les différents usagers (randonneurs, alpinistes, bergers…).

La conférence sera animée par les techniciens des comités sports de pleine nature du Centre Nelson Paillou avec la participation du l’Agence Départementale du Tourisme 64, la Pastorale Pyrénéenne, la Chambre d’Agriculture 64 et le témoignage d’un berger.

Vous pouvez dès à présent envoyer toutes vos questions, remarques, retours d’expérience sur l’adresse mail ci-dessous afin qu’ils soient traités le plus pertinemment possible le jour de la conférence ou par mail ultérieurement : conference.sportsdepleinenature@reseau-sport64.fr

Il est possible d’assister à cette conférence :

– en présentiel au Centre Nelson Paillou -12 rue du Professeur Garrigou Lagrange- 64000 Pau

– en ligne et en direct en cliquant sur le lien suivant https://www.youtube.com/@reseausport6431/streams

 

La Rhune E

Cherche 2,6 millions d’euros désespérément.

Le projet d’aménagement de La Rhune ressort des cartons sous le nom de La Rhune E (Elgarrekin, Ensemble) dans une version plus « professionnelle », transfrontalière, multi-usages, avec un chiffrage d’avant-projet à 2,6 M€ à financer sur 3 ans. Les pilotes du projet au premier rang desquels le Département 64, le gouvernement de Navarre et la CAPB, espèrent obtenir du programme Poctefa (financement européen) 65% de la somme.

En tant que randonneurs, nous sommes usagers de La Rhune, au même titre que les ventas, les touristes, TDF, les pottoks et les vautours. Il nous appartiendra lors de l’étude de détail du projet de faire valoir notre point de vue : OK pour un accueil sécurisé des touristes, notamment à l’arrivée du train, OK pour une valorisation patrimoniale raisonnable du site mais pas de bétonnage ni de Dysneyworld là-haut.

LA_RHUNE_E

Bulletin du CDRP 64 – Mars 2023

Voici le dernier bulletin du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre des Pyrénées-Atlantiques. Plein d’infos sur les randos, les raquettes, le balisage, … et un maître mot : MARCHER.

BULLETIN_CDRP_64

Cohabitation paysans / randonneurs

Le monde est un puzzle dans lequel les usagers que nous sommes, tous êtres vivants confondus, doivent apprendre à partager les ressources tout en les préservant. Personne ne doit se les approprier exclusivement et tout l’art du savoir-vivre consiste à trouver le terrain de partage, qui peut évoluer dans le temps, pour que les pièces du puzzle s’assemblent en évitant les conflits.

Il en va ainsi du partage du territoire de montagne entre les paysans, les bêtes et les randonneurs.

L’abus des paysans qui interdisent de traverser leur terrain, dans le respect de leur propriété, n’est pas acceptable.

L’abus des randonneurs qui s’autorisent à franchir des clôtures fermées ou à ne pas refermer les portails ne l’est pas davantage.

La bonne intelligence doit prévaloir, dans le respect mutuel. Certes, les périodes de vacances, surtout lorsqu’elles sont ensoleillées, sont synonymes de surfréquentation en montagne, et nous, sur la côte, sommes bien placés pour savoir de quoi on parle. Mais la période est courte et il faut savoir s’adapter. Les paysans doivent proposer sur leurs propriétés des cheminements pertinents et les randonneurs doivent s’engager à les respecter, sans déranger les animaux.

Euskal Rando est un club éduqué, respectueux des terrains et de ceux qui les habitent. N’hésitons pas à faire preuve de pédagogie auprès de ceux que nous rencontrons dans nos randos, qu’ils soient paysans ou randonneurs. Quant aux betisu, que les volontaires aillent, de loin, leur faire la leçon !

L’Ibanteli en feu : basta ya !

Comme on dit dans les journaux, l’origine du sinistre n’est pas connue, l’enquête suit son cours. Toutefois, pas besoin d’être grand clerc pour avoir sa petite idée. A 99,99%, le feu qui a ravagé lundi 20 février 65 ha sur les pentes de l’Ibanteli que nous, randonneurs d’Euskal Rando, connaissons bien et apprécions, est soit d’origine « imprudente » soit d’origine « imprudente ». Dans les deux cas, il est d’origine connerie.

Après une période de plus d’un mois au cours de laquelle, en plein hiver, pas une goutte d’eau n’est tombée sur le Pays-Basque, un record historique, les sols, les bois et les sous-bois, sont secs comme jamais. A la merci d’une étincelle. Ou d’un mégot jeté négligemment (criminellement ?) de la fenêtre d’une voiture. Qui dit que dans cette période de vacances scolaires ensoleillées où la montagne est très fréquentée un abruti ne s’est pas cru autorisé à balancer son mégot par la portière, au mépris du reste du monde ?

L’écobuage est une pratique ancestrale, largement pratiquée au Pays-Basque, qui permet par un brûlage maîtrisé des sols d’hiver de régénérer la végétation pour le plus grand plaisir de ceux qui s’en nourrissent, vaches, brebis, chèvres, chevaux, pottoks, … Et qui permet aussi de ne pas laisser le terrain à l’abandon, contribuant à l’entretien du territoire et l’harmonie des paysages que nous parcourons à longueur d’année. Mais qui dit écobuage ne dit pas grand n’importe quoi. Il y a des règles pour écobuer (sens du feu, contre-feux, …), des périodes autorisées par les autorités, des déclarations préalables à faire en Mairies et, plus encore, il y a à respecter la nature. Limiter les périmètres d’écobuage quand la végétation est très sèche, ne pas allumer de feux quand le vent est annoncé et, plus encore, quand il est tournant, etc … Qui dit que dans ce cas précis un paysan peu consciencieux n’a pas bravé ces mesures de droit et de bon sens et s’est laissé déborder, au mépris de ce territoire qu’il est censé protéger ?

L’enquête est en cours, soit. Nous avons hâte d’en connaître l’issue et, surtout, hâte que ces gestes imbéciles confinant à la criminalité cessent une fois pour toutes. Basta ya !

CDRP 64 – Réunion annuelle des baliseurs

En club de randonnée responsable et engagé, Euskal Rando met à disposition du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre des Basses-Pyrénées (64) deux baliseurs certifiés, Gilbert Gaujé et Pierre Rumeau.

Le balisage est un acte majeur du monde la randonnée, qui permet à des milliers de randonneurs de parcourir nos sentiers en toute confiance. Le job de baliseur consiste, en binôme, sur une portion de sentier GR ou GRP attribuée, à peindre des balises en blanc et rouge (le bleu et blanc est à l’étude) aux endroits stratégiques des chemins pour guider les randonneurs et leur éviter les fausses routes.

Ce message est l’occasion de faire appel aux bonnes volontés au sein d’Euskal Rando : DEVENEZ BALISEUSE ou BALISEUR, vous rendrez service aux randonneurs et serez la fierté d’Euskal Rando, tout ça bénévolement ! Pour les détails, n’hésitez pas à en parler à Gilbert ou Pierre.

Ils ont participé le 4 février dernier à la réunion annuelle des baliseurs du 64, voici leur compte-rendu.

Réunion Annuelle des Baliseurs – 2023

Organisée par le CDRP64 , à Bérenx – 64300 le Samedi 4 Février 2023.

Participants Euskal Rando :

Pierre Rumeau

Gilbert Gaujé

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Remise du matériel

Désignation des binômes

Attribution des secteurs à baliser en 2023.

Présentation des nouveaux Baliseurs – Promo 2023 

16 Baliseurs, formés à Izeste, rejoignent l’effectif départemental de 120 Baliseurs.

Piqûre de rappel à propos des instructions de base (cf : le bêtisier du balisage !)

règle : « TLA – TLB »   ( Tous Les Ans – Toutes Les Balises …. )

Les incidents de parcours sont remontés au Conseil Départemental, lequel est censé assurer l’entretien des sentiers via des Assos d’insertion.

Le travail de balisage est valorisé à hauteur de 67.500 € annuels en heures de bénévolat. (merci au Mouvement Associatif …. )

Le GR 8 « littoral » est tracé de La Barre à Anglet à Hendaye (petites plaquettes sur des balises).

La CAPB fait la promotion d’un GR Pays Basque : boucle de 140 Km empruntant le GR 8 modifié et le GR 10 : de La Barre à Hendaye , puis le GR 10 vers Biriatou et remontée au Nord Via Cambo et la Nive , retour à La Barre.

Info sur les modifications du GR 10 pour nous :

Retour au tracé ancien du GR 10 à Biriatou because chantier de remplacement de 3 pylônes de la ligne HT 400 000 V.  (durée inconnue)

Modif à Bidarray vers Iparla.

La numérisation des itinéraires avance grâce à 27 « Baliseurs – Collecteurs » (la Fédé embauche ! —-> stage de formation au GPS à venir)

Règle : la FFR est propriétaire des itinéraires, lesquels sont transmis à l’IGN .

Numérisation du GR78 terminée, en cours GR653 et GR10.

Présentation du Logiciel Ma Rando, téléchargeable.

Gratuit (sauf fond de carte Scan25 IGN à 13,99 €/an .)

4000 itinéraires dont 22 pour le Dpt. 64 (montée en puissance à venir )

Avantage par rapport aux logiciels du marché (Visorando et autre …. ) —>  les itinéraires sont garantis par la Fédé !!!  (les ex-naufragés d’Urepel apprécieront ! )

Promotion des TopoGuides de la FFR, notamment Le Pays Basque … à pied.

Pas de chiens en liberté en montagne

Le journal Sud-Ouest publie dans son édition Pays-Basque du 7 janvier 2023 un dossier sur les attaques subies en montagne par les brebis de la part de chiens non maîtrisés. Voir l’article ci-dessous. Euskal Rando participe à ce dossier, en apportant son soutien aux éleveurs qui entretiennent la montagne que nous parcourons et qui, ce n’est pas rien, contribuent à l’approvisionnement alimentaire de la population. Euskal Rando appelle au partage de la montagne (bien commun) en toute intelligence. Dans ce domaine comme dans d’autres, ça passe par le nécessaire civisme dont doivent faire preuve les randonneurs en gardant leurs chiens en laisse, en ramassant leurs déchets, en évitant d’effrayer ou de déranger les troupeaux, etc … et aussi par celui dont doivent faire preuve de leur côté les éleveurs  en permettant le passage des randonneurs dans leur territoire sur des sentiers sécurisés et en retenant leurs propres chiens pour éviter qu’ils n’aillent grignoter les mollets de randonneurs innocents, certains de nos euskalrandonneurs en ont fait l’expérience. Longue vie à une montagne préservée et à ses usagers respectueux.

 

Ibardin par Jakintza

Les randonneurs du G2 qui, de retour aux voitures, ôtaient leurs godillots lundi 19 décembre après une marche apéritive sur les hauteurs ventées du Mandale au-dessus d’Ibardin, ont croisé un aréopage d’érudits et d’élus, bouquin en mains pour les uns, baguettes de sourciers en action pour d’autres. Que venaient-ils faire là ? Ce n’était pas des inconnus. Le béret cèpe de Bordeaux de Philippe Aramendi, maire d’Urrugne, se reconnait de loin. La présence de Paul Badiola, ancien maire de Donibane Lohitzun et infatigable fouilleur d’histoire, et son compère Guy Lalanne, féru d’histoire basque (faut l’écouter raconter les histoires de trains sur le BAB) et président de l’association Jakintza (de « jakin » qui veut dire « savoir » en euskara) laissait augurer un évènement historique. Que le maire de Vera de Bidassoa complète le cartel, le sujet du jour devait se trouver quelque part sur la frontière.

Et, effet, la petite troupe était là pour présenter le dernier opus édité par Jakintza, « Ibardin – Bidassoa, de la protohistoire à nos jours », compilation d’éléments patrimoniaux et de témoignages de civilisations passées, pastorale et minière, sans oublier les inévitables conflits de voisinage. En guise de démonstration, par un croisement soudain, les baguettes magiques de Guy Lalanne ont révélé la présence d’une sépulture enfouie en bordure du parking supérieur d’Ibardin, pile poil au départ du sentier vers le Mandale.

Ce livre (et d’autres, notamment sur La Rhune), riche de culture et important pour que nos esprits de randonneurs restent sains dans nos corps sains, est disponible sur internet (jakintza.fr) ou lors des permanences au siège de Jakintza, 27 quai Maurice-Ravel à Ciboure, chaque samedi de 10h à midi. Qu’on se le dise !

En détail, l’article publié en suivant par Sud-Ouest : Ibardin

 

Iraty en hiver

Ira t-y ? Ira t-y pas ? Envie de montagne à une encablure de la côte ? Besoin de prendre l’air vif de l’hiver en altitude parce que la pollution urbaine vous soûle ? Vous avez dit soûle ? Alors Iraty est à vous.

A 1300m, au pied du Pic d’Orhy (premier 2000 des Pyrénées en venant de New-York), le site d’Iraty avec ses forêts, ses sentiers de rando, ses pistes de raquette, ses circuits pour ski de rando vous attend.

https://www.nouvelle-aquitaine-tourisme.com/fr/biarritz-pays-basque/amoureux-de-la-montagne-rendez-vous-au-pays-basque-cet-hiver

https://neige.tourisme64.com/raquettes/iraty-montagne-basque/

Ski & Raquette

Randonner en hiver

La Fédération Française de Randonnée Pédestre se préoccupe de notre santé et de notre bien-être pendant cette période hivernale où on aurait plus envie de coucougner au coin du feu que de se geler les … pieds sur les sentiers. Mais nous, vaillants randonneurs d’Euskal Rando, ne sommes pas du genre à nous calfeutrer. Voici donc quelques conseils avisés pour sortir dans le froid humide.

Conseils pratiques pour bien randonner en hiver, en dehors du milieu montagne

Les données à intégrer :
– Les journées sont plus courtes.
– Il fait plus froid. On tiendra compte de la température et du vent qui en aggrave considérablement les effets.
– Les précipitations de pluie ou de neige sont plus fréquentes et surtout les vêtements mouillés ne sèchent pas.

Les précautions qui en découlent :
– Prévoir son itinéraire de manière à rentrer avant la nuit.
– Bien se couvrir, c’est-à-dire :

  • Privilégier le système des 3 couches, de la peau à l’extérieur : une couche qui évacue la sueur, une couche isolante, une couche coupe-vent et si possible imperméable.
  • Bonnet pour la tête, foulard.
  • Des gants chauds et imperméables ou mieux des moufles.
  • Des chaussures imperméables à membrane respirante, que l’on évitera de serrer plus que nécessaire.

– Enfin, emporter un change chaud et sec, bien à l’abir dans un sac plastique car votre sac à dos ne l’est pas.

La bonne pratique :
– Marcher à son rythme, moins vite qu’en été ; se déshabiller dès que l’on a chaud et se revêtir aux arrêts.
– Grignoter fréquemment et absorber si possible des boissons chaudes.

Ne surtout pas oublier :
1. Téléphone portable avec le n° des secours : 112
2. La couverture de survie.
3. Un sifflet, pour appeler plus aisément en cas de besoin.

Randonner l’hiver montagne exclue

Il est possible, et même souhaitable de randonner tout au long de l’année, afin de maintenir une bonne condition physique, et ne pas perdre l’acquis de l’endurance accumulée durant la belle saison. Nous allons nous occuper ici de la randonnée tous terrains en excluant volontairement la randonnée en montagne durant l’hiver. Cette dernière, imposera des conditions plus rudes, et entraînera des complications beaucoup plus sévères. Nous traiterons de la randonnée en montagne l’hiver dans un autre exposé.

Photo randonner en Hiver

Bref rappel physiologique

Quelle que soit la température ambiante, l’organisme va toujours essayer de maintenir sa température centrale aux alentours de 37° ; lorsque celle ci s’abaisse on dira qu’il y a faillite de la régulation et hypothermie ;

Pour lutter contre le froid :
– L’organisme essayera de diminuer sa déperdition de chaleur par une bonne protection vestimentaire ; il va réduire le calibre des vaisseaux qui amènent le sang chaud aux extrémités comme les mains et les pieds afin de limiter encore cette perte de chaleur.
– Il va aussi essayer d’augmenter la quantité de chaleur produite. Le frisson est un moyen mais faible, par contre en augmentant son activité, il produit une quantité de chaleur conséquente, puisque 75% de l’énergie produite pour fournir l’effort est transformée en chaleur.

Quelles sont les caractéristiques spécifiques de la randonnée en hiver ?

1. Les journées sensiblement moins longues : elles nous imposent de réduire nos itinéraires, afin d’éviter de rentrer à la nuit tombée ; il devient alors plus difficile de se repérer, et la température extérieure va décroître plus vite au moment ou l’organisme qui a fourni l’effort de la journée, fatigue et diminue ses résistances.

2. Il fait plus froid : La température extérieure est plus basse, il n’est pas rare d’observer au moins le matin et le soir, des températures négatives. Et puis il est une notion importante à intégrer tout de suite : la température n’est pas le seul indicateur de froid : les mouvements de l’air, le vent en particulier majore considérablement ce phénomène. Un thermomètre à l’abri indiquera une température toujours supérieure que le même instrument exposé au vent. Une règle grossière nous indique que la température décroît de manière proportionnelle à la racine carrée de la vitesse du vent en Km/h : si, par exemple, la température à l’abri est de 10°, et si le vent souffle à 25 Km/h, ce qui n’est pas exceptionnel, la température ressentie dans ces conditions sera 5 fois plus basse c’est à dire, 2° ! On n’ose même pas envisager les températures négatives…

3. Il fait plus humide, il peut pleuvoir, neiger : en fait l’humidité ambiante n’est pas un facteur d’aggravation du froid. Par contre l’humidité des vêtements, que cela soit du à la sueur, aux précipitations va entraîner une déperdition de chaleur très importante par convection.

Quels sont les risques encourus ?

1. Se perdre si la nuit est tombée et que l’on ne connaît pas bien son itinéraire.

2. Etre l’objet des complications dues au froid : l’hypothermie ou baisse de la température centrale, les troubles des extrémités à type d’onglée, d’engelures, exceptionnellement de gelures, puisque, on l’a vu, du fait de la vasoconstriction des vaisseaux des extrémités, s’il y a moins de déperdition de chaleur, ces extrémités en reçoivent moins et sont par ailleurs moins bien approvisionnées en oxygène et éléments nutritifs.

Photo randonner en période hivernale Comment éviter ces ennuis ?

1. Bien préparer sa randonnée :
– 
Le parcours doit se terminer avant la tombée de la nuit,
– Il doit éviter les passages par des endroits exposés au vent.
– Enfin, il ne faut pas hésiter à renoncer dans le cas de conditions météo véritablement épouvantables.

2. Soigner son équipement vestimentaire :
– Se vêtir correctement : chaudement au départ de la randonnée, il ne faudra pas hésiter à ôter des vêtements des que la chaleur produite par le corps devient importante et occasionne une gène ; au contraire, il faut tout de suite se recouvrir lors des pauses ou arrêts.
– L’idéal en matière de protection vestimentaire : le système des 3 couches.
– Un vêtement hydrophobe, c’est à dire qui évacue la sueur, contre la peau,
– Un vêtement isolant, qui emprisonne bien l’air entre ses fibres ; ex : laine polaire,
– Enfin un vêtement coupe vent et si possible imperméable mais respirant.

3. Prendre un soin particulier des extrémités et parties exposées :
– Le bonnet ou la casquette protégeront la tête dont la peau très vascularisée peut laisser échapper une grande quantité de chaleur.
– Les gants seront isolants et recouverts d’un tissus qui assure une certaine imperméabilité en cas de précipitation ; des sous gants en soie ou matière isolante peuvent être utilisés chez les sujets plus sensibles ; ces derniers auront une meilleure protection s ils  utilisent des moufles.
Si les gants sont mouillés, ils perdent non seulement leur pouvoir isolant mais augmentent de manière importante le refroidissement par conduction ; il sera alors souhaitable d’en changer si l’on a pris la précaution d’en prendre une autre paire sèche, sinon les enlever et protéger ses mains du mieux possible(poches, sous les aisselles….).
– Les chaussettes, à bouclettes en laine ou matière moderne à fort pouvoir isolant, seront surtout maintenues le plus sèches possible grâce au port de chaussures à membrane respirante mais étanches. Les chaussures de randonnée seront soigneusement rangées après avoir été nettoyées et reçu les traitements spécifiques à la matière les composant ; les chaussures modernes sont en principe imperméables et respirantes.
– Emporter dans son sac, des vêtements de rechange chauds et surtout secs, rangés eux meme dans un sac étanche (sac poubelle), les sacs à dos sont rarement imperméables.

4. Conseils plus !
– 
La couverture de survie : très utile en cas d’accident, elle peut nous permettre de parfaire un abri en cas de survenue de très mauvais temps.
– L’alimentation : riche en sucres lents la veille, il ne faut pas hésiter à grignoter plus souvent, car on consomme plus l’hiver en randonnée et on fatigue plus vite.
– Un thermos avec une boisson chaude sera le bienvenu pour réchauffer le corps …et le cœur !

Comment reconnaît-on une hypothermie et que faire ?

Elles sont loin d’avoir le caractère parfois gravissime que l’on va retrouver en montagne, il faut cependant savoir les reconnaître. L’individu est le plus souvent pale, fatigué il avance difficilement, parfois somnolent, souvent désintéressé par son environnement. Il y a faillite de ses possibilités de régulation. Il faut alors l’aider à rejoindre le plus rapidement possible un endroit ou la température est plus clémente voire confortable, le mettre au repos et lui faire boire des boissons chaudes( thé, soupes…), jusqu’à ce que son organisme soit capable de fabriquer à nouveau la chaleur qui lui est nécessaire.

Et les extrémités, les mains les pieds ?

Dès que l’on a des sensations de froid au niveau des extrémités, on vérifie que les gants ou chaussettes sont bien secs, que les doigts et les orteils ne sont pas trop serrés. Si il s’agit des mains, des moulinets permettront à une meilleure circulation de s’établir avant de les glisser sous les aisselles. La non plus nous ne parlerons pas de gelures graves. Toutefois l’exposition au froid et à l’humidité peut entraîner au niveau des doigts et des orteils des « onglées », des gelures superficielles, des engelures .

Les doigts sont froids, pales, gourds, leur sensibilité diminuée. Le réchauffement devra se faire de manière progressive, en évitant de les mettre sur le radiateur ou en les immergeant dans de l’eau chaude. La circulation se rétablit, les doigts deviennent roses sinon rouges ; cette phase de réchauffement même progressive est souvent transitoirement douloureuse.